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Après un passage en Amérique du nord où nous avions repris nos habitudes d’occidentaux, nous voilà replongés dans un nouveau pays à la culture bien différente. Avec une nouvelle langue d’abord, puisque nous devons désormais communiquer dans un espagnol que la pratique de l’anglais nous avait fait un peu oublier. Avec de nouvelles coutumes latines, comme celle de se saluer affectueusement à chaque fois que l’on retrouve une personne que l’on connaît dans la journée. Avec l’omniprésence de la musique dans les lieux publics, et plus particulièrement de la salsa qui réunit tout le monde dans les bars où l’on danse dès que la nuit tombe. Avec une circulation chaotique et bruyante dans les rues, qui oblige à être très prudent en circulant à vélo. Avec des fruits aussi variés que curieux aux saveurs exquises. Mais aussi avec des paysages verts et montagneux, et un climat bien frais et humide que nous n’avions pas connu depuis plusieurs mois. Les villes de Bogota comme de Zipaquira se situant à plus de 2600 mètres d’altitude, nous devons en effet nous adapter à un changement de climat assez radical, ainsi qu’à un manque d’oxygène que l’on sent lorsque l’on monte sur nos vélos.

Nous avons fortement apprécié notre visite de Bogota en compagnie de nos hôtes Mateo et Omar, deux étudiants dans la principale université publique du pays que nous avons visitée (il faut d’ailleurs savoir qu’en Colombie, étudier à l’université publique est réservé aux meilleures élèves qui doivent passer un examen sélectif, tandis que les autres se rendront dans des universités privées si les parents en ont les moyens). Cette dernière est chargée en histoire, puisque de nombreuses élites intellectuelles s’en servent pour se réunir, dans un pays dont le climat politique est très compliqué. De nombreux évènements sanglants ont eu lieu dans l’enceinte de l’université, qui est un des berceaux contestataires du pouvoir politique en place.

On sent cependant que, malgré une image de « pays dangereux » très ancrée, la Colombie est en pleine transition, et la ville de Bogota en est le premier acteur. Depuis quelques années, les victimes du conflit qui sévit dans le pays depuis plus de 60 ans sont reconnues, et l’on voit fleurir musées de la mémoire (des victimes), « parc de la réconciliation », cimetière commémoratif ou place des victimes. A peine arrivés que nous étions plongés dans des évènements que nous peinons encore à comprendre, depuis notre petite fenêtre d’informations provenant de ce pays en France. Une situation très compliquée dont les lecteurs intéressés peuvent prendre connaissance de manière plus ou moins objective sur internet, mais ce ne sera certainement pas à travers ce blog…

La partie nord de la ville comprend le quartier de la Candelaria, qui constitue le cœur historique de la capitale où nous avons passé le plus clair de notre temps. On y trouve de jolies ruelles aux bâtisses coloniales, des musées d’art, mais également une vie de quartier animée par de nombreux artistes, peintres éphémères sur le sol, danseurs ou chanteurs qui rendent cette ville agréable en journée. Nous sommes d’ailleurs frappés par les modes d’expression artistiques qui sont représentés ici : de nombreux murs sont parés de fresques colorées, tout comme les rues piétonnes qui font l’objet de peintures quotidiennes sur le sol, le tout dans un respect total des œuvres qui ne semblent jamais dégradées…

Au Cerro Montserrat
Avec Mateo et sa maman Nuvia
Cerro Montserrat

Après une visite éclair d’à peine 48 heures à Bogota, nous avons pris la route de notre première véritable étape colombienne dans la ville de Zipaquira. Celle-ci est située à une cinquantaine de kilomètres de Bogota, et présente une halte touristique intéressante à la journée pour son cœur historique plein de charme et sa fameuse cathédrale de sel! Nous vivons ici dans l’hôtel d’Omar à qui nous sommes venus prêter main forte, un jeune colombien de 28 ans qui souhaite développer son activité hôtelière ainsi que de restauration. Plus d’informations dans le prochain épisode 😉

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