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Déjà 6 jours que nous avons quitté Omar et sa famille avec qui nous avons passé de si bons moments pendant 17 jours à Zipaquira ; voici venu le moment de vous relater les derniers évènements de notre voyage.

Avec des vélos tunnés grâce aux cadeaux d’Omar et de son papa, nous avons pris la route sereinement vers Bogota pour la première demi-étape, où nous avons rejoint notre « QG », l’appartement de nos amis Mateo, Omar et Fabio qui  a été cette fois-ci. Le temps d’une après-midi, nous prenons le temps de visiter le musée de l’or à Bogota ainsi que de préparer les bagages pour les prochaines semaines que nous effectuerons à vélo. Et nous prenons un malin plaisir à ce petit jeu, puisque contrairement aux Etats-Unis où nos chargements commençaient à se faire bien lourds, nous n’emportons cette fois avec nous ni réchaud, ni tente, ni matelas de camping, ni nourriture, ni 10 litres d’eau… Un allègement considérable qui devrait nous faire du bien dans les belles montées qui nous attendent.

Le jeudi, le vrai départ est donc donné, et c’est une belle journée qui nous attend (si l’on fait toutefois exception de la circulation et de la pollution qui l’accompagne au sortir de la métropole bogotaine, qui nous fera ressembler à des mineurs au sortir du travail à la fin de la journée) puisque nous descendons de 2700 à 300 mètres d’altitude, autant dire que les 140 kms du jour étaient presque une formalité. A l’occasion de cette première journée, nous nous rendons compte (bien que nous ayons repérés à Zipaquira un nombre important de cyclistes) à quel point le cyclisme est un des sports favoris des colombiens (sans doute à jeu égal avec le foot) : en plus des cyclistes jeunes ou vieux croisés sur la route, nous sommes en effet encouragés bruyamment par les motos, camions et voitures lors de notre avancée, et c’est bien agréable!

La deuxième journée sera plus courte, et nous faisons étape dans la ville d’Ibagué, un peu avant d’entrer dans le premier réel site d’intérêt de notre périple : el cafetero. Parce que la Colombie, au-delà d’être tristement réputé pour ses évènements sanglants, c’est aussi LE pays du café suave, un voire le meilleur du monde aux dires des connaisseurs. Et pour mieux se rendre compte de l’ampleur de cette culture, rien de tel que de se rendre au milieu de ses plantations, dans la région allant de Calarca à Manizales.

Après un effort conséquent à l’occasion de notre 3ème jour (nous devions en effet effectuer l’ascension d’un col de plus de 2000 mètres de dénivelé culminant à 3200 mètres d’altitude), nous voilà récompensés en arrivant à Calarca, jolie petite ville située à l’entrée de la région du café, puis chez Hernando et Elisabeth qui nous hébergerons chaleureusement pour la nuit, respectant ainsi en tous points toutes les expériences positives que nous avons accumulées en « Warmshower ».

Avec Hernando, Elisabeth et leur chien!
Cafetero

Le lendemain, après un départ groupé en compagnie de notre couple hôte qui nous a gentiment accompagné pendant les premiers kilomètres, nous empruntons un chemin qui nous mènera au village le plus connu de la zone du café, Salento. Ce sera une petite déception pour nous, sans doute en partie parce qu’on nous en avait que trop vanté les atouts sans nous relater réellement la dimension (trop) touristique que le petit village avait pris (et ce encore plus en y venant un dimanche). La vue est quand même très belle, alors on ne boude pas notre plaisir pour la photo souvenir devant le panorama grandiose sur les champs de café, ni devant le jus multivitaminé anticancerigène et tout le tralala que nous avons dégusté en compagnie de son créateur passionné. Oui, les jus de fruits en Colombie, c’est quelque chose et ça mériterait bien un article à part entière…

 Requinqués par notre breuvage, nous repartons donc en direction d’un autre village au milieu des plantations de café, Filandia. Et là, nous tombons plus sous le charme qu’à Salento : maisons colorés, vraie vie de village que les touristes ne semblent pas encore avoir fait disparaître… La pause jus de fruits (et pâtisseries!) sera encore ici une obligation afin de s’imprégner un peu de cette ambiance de village si agréable. Nous sommes d’ailleurs frappés de voir à quel point ici, la vie se passe à l’extérieur, sur la place du village ou au café, bien plus qu’à l’intérieur des maisons… Et cette vie simple qui grouille de partout, des bébés dans les bras de leurs jeunes mamans aux vieillards prenant l’ombre sous l’arbre de la place principale, est un vrai régal à observer.

 Pourtant, il faut repartir pour avancer encore un peu afin d’atteindre la ville bien différente de Pereira. Avant d’arriver dans la « métropole », nous prenons les chemins de traverse et passons par des pistes caillouteuses difficiles mais au combien grandioses, au beau milieu des plantations, de leurs fermes et de leurs petits villages où la vie semble être la même depuis des générations… Nous avons alors le sentiment d’être véritablement au coeur de cette culture du café, avec ses travailleurs, ses habitants, loin de Salento et de son utilisation à des fins touristiques ; un vrai privilège que nous n’aurions sans doute pas connu si nous n’avions pas été à vélo. L’arrivée jusqu’à Pereira est semée de côtes d’une raideur indécente qu’il nous faut pourtant escalader afin de mériter notre repos.
Après une nuit tranquille dans la grande ville, nous repartons en direction de la dernière destination du Cafetero plus au nord : Manizales, perché sur une montagne, qui se mérite elle aussi après une ascension de plus de 15 kilomètres. Heureusement que la vue est belle et que la ville a du charme. Nous ne regretterons d’autant moins d’y être passés que nous rencontrons à la fin de la côte un cycliste du coin, Antonio, qui nous propose spontanément de rester dormir chez lui avec sa maman. Une hospitalité que nous avons su apprécier ; les colombiens sont décidément d’une gentillesse et d’une générosité surprenante pour les français que nous sommes… Cette rencontre sera une opportunité de plus de passer du temps avec les colombiens, de discuter de leur pays, avec des échanges très intéressants.

Antonio et sa maman Maria Bernarda

    6 Commentaires

  1. Felicitaciones amigos, disfruten de nuestra hermosa Colombia, los espero en el cuartel general 😉

    • Si claro, vamos a regresar en el cuartel general muy pronto para visitar a los pastusos!

  2. Coucou Camille et ludo, après une absence de quelques jours sur votre blog, j’ai eu le plaisir de lire tous les derniers articles. Super d’ailleurs comme d’habitude. Papy Pugny a raison, le 1er aquathlon d’Aix les bains fut une superbe réussite et je sais de quoi je parle puisque j’ai participé. Sinon, je rebondis sur vos commentaires : Colombie, terre de vélo. Je ne sais pas si vous avez des nouvelles du Tour de France mais Nairo Quintana est un brillant 2éme derrière l’extra-terrestre Froome à une semaine de l’arrivée à Paris. de nombreux reportages sont passés sur lui et sa terre Natale, la Colombie. Il est devenu l’idole de tout un pays. avez vous ressenti la même chose ?? êtes vous informés de ses exploits ? les habitants doivent certainement vous en parler, étant français ? Bonne continuation à vous et j’attends vos prochaines news,

    • Coucou Nath, est-ce qu’on suit le tour de France, quelle question! Oui, il est présent autant que le foot sur les écrans colombiens tous les jours, et Quintana c’est bel et bien la fierté (et ils ont raison, surtout vu le seul qui le devance pour lequel on a un peu de mal à croire la bonne foi…).

  3. Un bien beau reportage sur votre étape en Colombie et les photos qui sont très belles. J’admire votre volonté à grimper ces cols chargés comme vous êtes.

    Aujourd’hui 14 juillet jour de défilé mais pas pour nous puisque c’était le 1er Duathlon d’Aix qui s’est déroulé merveilleusement avec un temps formidable et beaucoup de monde. L’organisation était au top et les bénévoles également (comme d’habitude). Mais le 14 juillet c’est aussi la sainte Camille; alors bonne fête Camille, bise pour l’occasion et pour te donner encore du courage pour terminer votre périple mondial. A voir vos ascensions, on apprécie la voie lacustre au bord du lac. Bonne continuation et toujours grand plaisir à vous lire.

    • C’est gentil d’avoir pensé à la sainte Camille qui tombe en plus le jour de la fête nationale. On est contents de savoir que le duathlon s’est bien passé (mais on n’en doutait pas!), ça a dû être une belle fête.
      Concernant nos vélos, ils ne sont pas si chargés si on compare le chargement avec celui que nous avions aux Etats-Unis, ou bien à celui d’autres voyageurs au long cours qui ont des vélos Carrefour, 30 kg de bagages et pédalent en tongs! En comparaison on passe pour des petits joueurs (ou des compétiteurs à la recherche de la performance)!

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