Menu de navigation

Nous avons franchi la frontière chinoise en prenant un train de nuit depuis Hanoi. Notre arrivée en Chine nous a beaucoup dépaysé après une Asie du sud est relativement facile pour les voyageurs du monde entier. Nous nous rendons bien vite compte qu’ici, il va falloir être (encore plus) patient, tant il est difficile de communiquer avec les gens qui ne parlent pas un mot d’anglais, de trouver une direction ou encore savoir ce que l’on aura dans notre assiette après avoir commandé « au pif » des caractères chinois nous paraissant jolis sur le menu du restaurant… Un peu comme pour l’Inde, on sent bien qu’il s’agit de pays où l’on apprend beaucoup et où l’on doit faire preuve de capacité d’adaptation, tant rien ne parait simple lorsqu’on débarque. C’est bien différent du Laos ou du Vietnam, où les occidentaux sont nombreux et où tout est bien organisé pour les accueillir.

Hormis ce premier sentiment d’être « un peu paumés », plusieurs observations nous ont marqué :

– D’abord, il fait froid!! Après avoir connu la chaleur humide de Hanoi, nous avons perdu plus de 20 degrés en une nuit, et il fait gris et humide… Pas de chauffage non plus, on va s’endurcir (enfin pour l’instant on s’affaiblit plutôt, le froid nous a eu)!

– Contrairement à une de nos nombreuses idées reçues sur la Chine, les deux premières villes que nous avons traversées sont étonnamment calmes et ne paraissent pas polluées… sans doute grâce à la grande majorité de véhicules électriques qui y circulent (si si, on ne nous a pas payé pour dire ça!).

– Bien qu’on ne soit pas non plus au niveau de la France (oui, nos autoroutes sont vraiment les meilleures), on a beaucoup apprécié de prendre un train puis un bus qui effectuent un trajet à plus de 30 km/h de moyenne, après notre longue expérience de transports dans les précédents pays c’est un luxe qu’on sait reconnaître! Plus sérieusement, on est quand même épatés par le niveau des infrastructures routières comme ferroviaires, qui sont quasiment du niveau de l’Europe.

– Nous avons aussi été impressionnés par le nombre de magasins présents dans chaque ville, alors que nous n’avons pas encore rejoint les grosses métropoles. La société de consommation nous rattrape de manière assez brutale après un Laos encore bien éloigné de tout ça. Seul bémol, il nous est difficile d’acheter quoi que ce soit dans les supermarchés chinois, où on a bien du mal à comprendre ce qu’il y a à l’intérieur des emballages aux caractères incompréhensibles (mais aussi aux aliments qui nous sont tout autant inconnus)!

– Mais la Chine, ce n’est pas que la consommation à outrance… Nous avons pu constater de nos propres yeux le blocage de nombreux sites internet (google, youtube, facebook)… No comment! Heureusement, nous avons accès à notre blog même si ça rame un peu!

Notre séjour chinois étant de 3 semaines, nous allons privilégier les métropoles côtières pour remonter jusqu’à Pékin, d’où nous prendrons notre vol pour le Japon. De toute façon, au vu des difficultés que nous risquons de rencontrer même dans ces grandes villes, il nous paraitrait compliqué de nous aventurer dans les campagnes chinoises sans parler le mandarin (autant dire qu’on est pas prêts d’y aller!), campagnes qui doivent pourtant être magnifiques.

Nous avons passé cette première semaine à Yangshuo, petite ville qui n’était encore qu’un village il y a une dizaine d’années, jusqu’à ce que le formidable potentiel touristique de la région soit exploité. La ville est en effet entourée de « pains de sucre » à perte de vue, des falaises karstiques qui ne nous sont plus inconnues maintenant mais qui sont ici en nombre impressionnant. Malheureusement, la météo hivernale ne nous a pas permis d’en profiter autant que nous l’aurions voulu, même si on a fait quelques jolies balades à vélo entre rivière Li et pains de sucre.

Nous sommes ici volontaires cette semaine dans une école pour adultes souhaitant apprendre l’anglais. Ces diplômés chinois ont souvent déjà un poste à responsabilité dans leur entreprise, et ont besoin d’apprendre l’anglais pour pouvoir communiquer avec leurs clients étrangers. Un sacré challenge pour ces chinois, l’anglais étant une langue aux antipodes de la leur supposant de gros efforts pour être maîtrisée. Certains étudiants viennent également ici pour apprendre l’anglais afin de trouver un travail plus facilement tant cette compétence offre un avantage comparatif, ou bien afin de pouvoir voyager à l’étranger. La durée de leur séjour est comprise entre 1 et 12 mois.

Notre groupe féminin à l'"english corner" d'hier soir

En tant que volontaires, notre rôle dans cette école consiste à assurer deux heures de conversation en anglais avec un groupe d’étudiants, afin qu’ils mettent en pratique leurs enseignements du jour. Une expérience peu contraignante en échange du logement et de la nourriture gratuite, et qui se révèle également très intéressante. Cette immersion dans la Chine est un excellent moyen de la connaître au travers de nos échanges avec les étudiants, et par là d’évacuer certains de nos préjugés sur « la Chine et les chinois » (qui n’en a pas?). Une belle expérience culturelle et humaine!

    4 Commentaires

  1. Vous savez quelle est ma réflexion philosophique à chaque fin de vos récits : Bon sang, qu’est ce qu’il fait bon vivre chez nous !

  2. 你好!

    您好吗?

    请告诉我这车的控制旋钮设在哪里

    这份菜肴是怎么制作的?

    • Merci de me répondre dans votre langue d’adoption provisoire ! merci ! lol

    • 嗨Nath,我们很好,谢谢你! 我们不明白你说的最后一句话,但我们能说池

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *