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J’ai nommé El Chalten bien entendu. Créée à partir de rien au milieu de cette steppe australe aussi ventée qu’hostile dans les années 1980 pour renforcer l’influence argentine dans cette région aux frontières floues, la « ville » est aujourd’hui devenu un haut lieu du tourisme sportif. Parce qu’après avoir traversé un désert perturbé par les seuls chevaux sauvages et moutons aux manteaux épais de rigueur, on ne s’attend pas à déboucher sur un spectacle pareil : la chaîne de pics enneigés qui s’étend au-dessus d’El Chalten est tout simplement splendide. Ce terrain de jeu tout tracé pour les simples randonneurs comme pour les alpinistes les plus chevronnés est désormais praticable grâce au travail du parc national des glaciers, qui a su rendre accessible la vue sur les sommets les plus majestueux par de nombreux sentiers. Si le parc a désormais une renommée internationale qui le rend très fréquenté en été, notre passage quelques semaines avant la « haute saison estivale » nous a permis de profiter des lieux sans avoir l’impression d’être à la file indienne sur les sentiers.

Nous n’avons pas loupé l’occasion, et avons randonné jusqu’ en avoir mal à tous les muscles des pieds, et repartons en ayant profité à souhait de ces paysages à couper le souffle. Nous avons par la même occasion appris à cohabiter avec le fameux vent patagonien qui a été fidèle à sa réputation, glacial et très fort, tellement qu’il nous fallait parfois nous accrocher pour ne pas tomber en marchant face à certaines rafales!

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