Menu de navigation

Souhaitant découvrir le Japon « de l’intérieur », sortir des grandes villes ainsi que faire des économies dans le pays le plus cher de notre voyage, nous nous sommes tournés vers le site internet de Woofing Japan, qui a ses déclinaisons dans de nombreux autres pays. Le principe est simple : en échange de travailler dans la ferme qui accueille des « woofers », ces derniers sont hébergés et nourris par les agriculteurs.

Nous avons trouvé un hôte à Inashiki Hukuda, proche de Narita (oui le fameux aéroport, on voit d’ailleurs défiler à toute heure du jour et de la nuit les avions à bien basse altitude), à une cinquantaine de kilomètres de Tokyo. L’exploitation, qui est en agriculture biologique (c’est la condition qui leur permet de s’enregistrer sur le site), produit tomates cerises, aubergines et riz.

Nous passons donc la semaine en compagnie de Rika (qui est la seule personne avec qui nous pouvons réellement communiquer car elle parle anglais), son mari Mitsuru, et ses deux parents Okasan et Otosan (qui continuent à travailler dans les serres à plus de 74 ans!). Une vraie immersion qui nous permet de découvrir le travail agricole, mais aussi la vie japonaise, avec ses règles qui rythment chaque instant, le confort de la maison (dont le degré de hi tech ferait rêver n’importe quel geek tant les ordinateurs sont partout, des toilettes à la table chauffante), la gastronomie qui nous fait moins regretter la France tant elle est riche et saine, les phrases de politesse les plus incontournables pour ne pas passer pour des ingrats auprès des parents âgés… Nous partageons ce quotidien avec Francisco, un autre woofer portugais ici depuis déjà 2 mois, et Petty, une jeune taïwanaise.

Côté travail, les « vacances » ne sont quand même pas de tout repos, et on pense mériter nos bons repas et notre futon pour la nuit : on démarre à 8h le matin pour finir à 16h minimum le soir, avec des journées bien remplies et physiques. On est en passe de devenir expert en « pesage de visu » des aubergines (car pour être vendues aux supermarchés, elles doivent faire entre 80 et 100 grammes, peu de place au hasard!), en ramassage de feuilles, nettoyage des allées, en taille de plants… Le travail est assez varié et permet de se rendre compte de la difficulté du métier, bien qu’il ne laisse que peu de temps à la découverte de la région (qui se limite à aller voir le coucher de soleil le soir et à un petit footing pour Camille), mais ça, ce sera pour la semaine prochaine!

    3 Commentaires

  1. Juste un petit mot pour vous dire qu’un article sur vous est paru sur le dauphiné d’aujourd’hui. Je vous le mettrai sur la page accueil et sur la page St Inn. Merci à notre journaliste local, Marc Assier.
    Biz

  2. Dans le texte, j’ai vu que les avions passaient à une basse altitude. Est-ce que ces bruyant?

    • Oui Yséa, on entend les avions le jour et le soir, mais on s’y habitue vite!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *