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Nous voilà partis pour 3 étapes qui s’annoncent éprouvantes, puisqu’après avoir eu très froid en montagne, nous nous apprêtons à affronter les températures les plus chaudes des Etats-Unis… Nous avons en effet opté pour l’option « quatre saisons » en moins d’une semaine : après la saison printemps-automne à Yosemite et l’hiver au Tioga pass, nous voilà sous une canicule estivale!

Death Valley (littéralement « la vallée de la mort »), au-delà de son nom peu hospitalier, est un désert ayant la particularité de passer sous le niveau de la mer. Nous allons traverser ses terres arides afin d’atteindre le Nevada qui se trouve à l’est du désert, et peut-être aussi avec une pointe de défi plus ou moins avoué. Pas entièrement inconscients, nous avions tout de même vérifié préalablement les températures moyennes au mois de mai, et il s’avère qu’il s’agit de la dernière période de l’année où il est possible de s’y rendre à vélo avant la véritable fournaise de l’été…

Mais avant d’arriver dans la fameuse vallée, il nous faut grimper deux rangées de montagnes avec des cols culminant à 1700m le premier jour, avant de redescendre à 600m dans une vallée déjà très désertique, puis de grimper à nouveau à près de 1500m avant la longue descente finale vers la véritable Death Valley.

Les 200 miles qui couvrent nos 3 étapes dans ce désert sont un véritable no man’s land où l’ombre n’existe pas et nécessitent par conséquent une bonne organisation : pas de nourriture ni d’eau pendant plusieurs dizaines de miles, alors que le mercure atteint parfois plus de 40 degrés…

Le premier jour, bien qu’il ne soit pas le plus difficile sur la carte puisque nous partons déjà de 1200 m d’altitude avec une température par conséquent plus supportable, est particulièrement usant mentalement, et pour cause, nous devons affronter un fort vent de face et d’interminables lignes droites. Faute de village à l’horizon entre le départ de notre camping et le prochain se trouvant 90 kms plus loin, nous devons également porter l’eau et la nourriture pour la journée. A midi, aucun arbre à l’horizon et pas la moindre trace d’ombre, nous montons donc la tente pour trouver un semblant d’air.

Le lendemain, nous partons de notre station service camping (une vraie oasis au milieu de rien) assez tôt pour tenter d’éviter l’ascension de plus de 1000 m qui nous attend aux heures les plus chaudes. Nous serons au seul « village » étape de la journée pour midi, où nous en profiterons pour refaire le stock d’eau qui descend bien vite. Le petit bonheur du jour vient alors d’un saloon climatisé où s’amassent touristes de passage en camping car et motards : nous y resterons une bonne partie de l’après-midi avant de terminer notre étape du jour sous une température dépassant encore les 40 degrés… difficile dans ces conditions de parvenir à boire une eau qui n’a plus rien de désaltérante, alors que le vent chaud fait s’évaporer immédiatement la moindre goutte de sueur – seules les traces de sels sur nos vêtements nous font réaliser ce que nous perdons, et cela nous donne une bonne raison pour s’empiffrer de chips bien salées en arrivant à notre destination du jour.

Les organismes sont alors bien fatigués après seulement 40 kms parcourus sous un soleil écrasant, et la chaleur étouffante de la soirée ne nous aide pas à récupérer… Le sol dégage tellement de chaleur que Camille dormira même une partie de la nuit sur une table de pique nique. Mais la nuit est bien courte, puisque nous décidons de tirer les enseignements de la veille en nous levant à 4h30 afin de démarrer « à la fraîche ». Nous devons en effet sortir de cette cuvette sous la mer pour atteindre environ 700 mètres d’altitude, et le départ avec le lever du jour facilitera grandement la longue mais douce ascension de la journée depuis Furnace Creek (encore un nom qui fait peur). Nous avançons tellement bien que l’étape du jour d’environ 90 kms sera terminée à 11h30 !

 

Après toutes ces aventures, rien de tel qu’un bon hamburger frites pour faciliter la récupération dans un saloon où la juke box tourne à plein régime ! D’autant plus que cette étape à vélo était la dernière pour Julien, et pour nous avant un petit moment… Nous sommes en effet arrivés à destination – après 1260 kms parcourus à vélo – dans la petite ville de Pahrump dans le Nevada, qui constitue notre point de chute pour des raisons que nous vous exposerons dans un prochain article 😉

D’autres plaisirs plus faciles que ceux de l’effort nous attendent encore pour les jours à venir…

 

    2 Commentaires

  1. Je vois que vous êtes des vrais accros au vélo. Sur presque toutes les photos on vous voit avec des vélos!!!! 🙂

  2. tous ça en velo ??

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