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Depuis notre départ de la mer des Caraïbes, il s’en est passé des choses.

Tout a commencé par un trajet (heureusement au top du confort moderne) de près de 24 heures pour rallier Bogota depuis Riohacha. Après un rapide passage chez notre ami Fabio pour se décharger de nos vélos (que l’on retrouvera dans quelques temps…), nous reprenons le bus (7 heures seulement cette fois-ci) en direction du sud, pour arriver dans le désert de Tatacoa. Ce lieu au nom rigolo présente une ambiance de far west assez particulière. Un secteur nous rappelle également un peu Bryce canyon, avec les teintes très orangées d’une roche érodée par le vent et l’eau. Nous plantons notre tente retrouvée à Bogota pour la première nuit dans ce lieu un peu coupé du monde, sous un ciel étoilé comme jamais.

Le lendemain, nous commençons la journée bien mal, en subissant une terrible attaque de perroquets sur nos pauvres sacs de voyage déjà bien éprouvés par nos précédentes aventures (attaques de lion en Ouganda, de fourmis rouges en Inde et de Dahu dans les montagnes de la Sierra Nevada américaine).

Attaque de perroquets!

Nous nous élançons ensuite pour une marche dans le désert, nous perdons un peu au milieu des canyons et devons souvent couper en mode « sangliers » pour retrouver la bonne direction, mais gardons toujours en tête cet air du pays des cactus! Il fait chaud, si bien que nous changeons de camp de base pour émigrer vers un autre site plus éloigné où l’on trouve des cabanes du désert faites en chaux, ainsi qu’une piscine naturelle!! Un vrai régal!

Après avoir admiré le coucher du soleil, nous finirons cette journée en beauté la tête dans les étoiles et le cerveau en apprentissage des constellations, avec le « cours » d’un professeur en astronomie dans l’observatoire se situant au milieu du désert. Un moment très instructif qui donne envie d’en savoir plus sur ce ciel auquel nous ne nous intéressons que trop peu alors qu’il est si fascinant et recèle encore tant de mystères…

Le lendemain, nous opérons un changement de décor radical, en passant en quelques heures du désert aride à la montagne andine, non sans mal parce que les 4 heures de piste en minibus seront de vrais montagnes russes à l’arrière du véhicule!
Nous nous rendons dans le petit hameau de Pilimbala, perché à plus de 3300 mètres d’altitude, qui constitue le point de départ pour l’ascension du volcan Puracé, perché à 4700 mètres. Après une nuit fraîche comme nous n’en avions pas connu depuis des mois, nous partons le matin en compagnie d’un couple allemand vivant à Cali et de Sergi, un catalan voyageant en Colombie à vélo 😉

Le couple allemand rebroussera assez vite chemin, leurs tenues légères ne leur permettant pas d’affronter les conditions météo humides du jour.
Le temps au départ très ensoleillé se couvre bien vite et fait place à un crachin, puis à de la pluie accompagnée de fortes rafales de vent. Sergi est guide de haute montagne et nous conseille très justement de mettre nos ponchos de pluie pour ne pas être mouillés trop vite… mais il est déjà trop tard, nos gants fins sont trempés, nos pieds aussi… Arrivés à 4000 mètres, le vent se renforce encore, et Camille doit parfois lutter pour rester debout lors de certaines rafales! Après environ une demi-heure de lutte contre les éléments et malgré une ascension en soi assez facile, nous devons renoncer à environ 4200 mètres avant de perdre nos doigts et nos orteils ou simplement d’attraper une pneumonie. Sergi, qui avait déjà tenté l’ascension la veille avant de renoncer comme nous, ira cette fois quant à lui jusqu’au bout avec un équipement de montagne plus adapté. Nous redescendons jusqu’à l’ancienne base militaire située à 4000 mètres avant de redescendre trempés jusqu’aux os au refuge, ayant froid mais sains et saufs!

Têtes de cramés
Nous y retrouverons Sergi qui poursuivra la route avec nous jusqu’à notre étape suivante, Popayan.

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