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Après une nuit dans un confort inespéré chez Antonio et sa maman, nous reprenons la route le lendemain matin en direction de Salamina, perchée au milieu des Andes. Nous devons pour cela alterner une succession de longues montées et descentes qui fatiguent nos gambettes, en bref de la vraie montagne.

Aranzazu
A la sortie de Manizales

Les paysages sont d’une rare beauté, toujours aussi verts, avec une végétation luxuriante et des reliefs impressionnants. Les petits villages sont toujours très animés, remplis de jeepneys surchargées faisant ramassage scolaire dans les hameaux alentours, des personnes âgées se retrouvant sur l’incontournable « plaza de Bolivar » pour parler de la pluie et du beau temps, de souriants et curieux enfants que le passage de la remorque de Ludo ne laissent pas indifférents…

Aranzazu
Aranzazu transport scolaire
Aranzazu

L’almuerzo (c’est-à-dire le menu du jour pour le déjeuner) que nous avons pris à Aranzazu, composé comme tous les jours d’une soupe, d’une énorme portion de viande, de riz, de haricots rouges, de patates et d’une banane plantain (rien que ça !), nous permettra de reprendre des forces tout en observant la vie du village. La première côte de sortie du village sera un peu difficile avec l’estomac (trop) rempli et la chaleur humide qui nous entoure. La dernière ascension avant d’atteindre notre objectif du jour sera alors une vraie délivrance, puisque nous avons le droit à notre première averse tropicale, la vraie de vraie qui vous trempe jusqu’aux os, ce qui dans de telles circonstances nous a apporté une fraîcheur bien appréciable.

Nous profiterons de la soirée pour déambuler dans l’agréable petite ville de Salamina, tout en dégustant le café local.

La 8ème journée se présentait bien : une longue montée de 1000 mètres de dénivelé, une pause déjeuner dans un petit village, une deuxième ascension de moitié plus courte, puis une longue descente jusqu’à La Pintada, dans la vallée, à seulement 700m d’altitude. Si la première montée sur une piste en cailloux n’a pas été facile, la descente finale de 2000 mètres de dénivelé ne sera pas la récompense tant attendue, puisqu’elle s’effectuera elle aussi en grande partie sur une piste, faisant souffrir les vélos comme nos muscles tendus. Mais nous arrivons bel et bien à La Pintada, au carrefour de la Panaméricaine, et retrouvons alors le gros traffic routier et la chaleur.

Le lendemain, journée « cool » au programme, nous longeons un fleuve dans le sens de la descente sur 120 kms.

L’étape du soir se fera à Santa Fé de Antioquia, ancienne ville capitale de la Province constitué de très belles ruelles coloniales.

Santa Fé de Antioquia
Santa Fé de Antioquia

Enfin, avant d’apprécier notre journée de repos à Medellin, la 10ème journée d’effort est composée d’une longue ascension jusqu’au tunnel arrivant au-dessus de Medellin. Une montée moins dure que ce que nous avions déjà affronté, mais longue, très longue, et chaude, très chaude… Les organismes sont fatigués, et c’est avec joie que nous acceptons l’offre spontanée du fermier Hector nous proposant de rejoindre Medellin dans son pick up. De toute façon, il nous aurait fallu trouvé un chauffeur afin de traverser le tunnel de 5 kilomètres interdit aux vélos quelques kilomètres plus loin ; l’offre tombait à pic en quelque sorte.

Merci Hector!!

A notre arrivée à Medellin, nous sommes accueillis par Alejandro, un jeune étudiant en médecine faisant partie du réseau Warmshower. Ce sera notre guide pour la découverte de cette nouvelle ville, sans vélo !!

    2 Commentaires

    • Parfait merci!

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