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Hanoi et la baie d’Halong

on 04 Mar, 2015

Notre séjour vietnamien étant très court, nous nous sommes contentés de visiter les endroits les plus faciles d’accès. Nous avons passé plusieurs jours dans la capitale, Hanoi, notamment afin d’effectuer les formalités nécessaires à l’obtention de notre visa, droit d’entrée pour la Chine. Si nous ne sommes pas de grands adeptes des grosses villes (et que notre séjour en Inde n’a fait que renforcer ce sentiment), nous avons apprécié ces quelques jours à Hanoi. C’est une capitale où l’on respire, du fait de la présence de nombreux lacs et espace verts, de ses larges avenues et de ses belles bâtisses coloniales… 80% du trafic routier est constitué de scooters qui ne respectent pas même les règles élémentaires du code de la route, et pourtant la circulation est étonnamment fluide. Et puis, « last but not least », on y mange bien!! Gargottes à tous les coins de rue où l’on sert l’incontournable « pho » (une soupe à base de nouilles de riz bien garnie accompagnée de viande et de légumes, que l’on mange indifféremment matin, midi… et soir), mais aussi d’autres spécialités toujours bien équilibrées entre viande, féculents et légumes (dont les rouleaux de printemps évidemment, un régal!). On peut également y trouver, moins à la portée de toutes les bourses certes, mais parfois quand on aime on ne compte pas, du fromage français et de la charcuterie! Ludo s’en est donné à coeur joie et s’en rappellera longtemps, ça fait du bien au moral après plus de 100 jours d’abstinence! Nous avons trouvé les vietnamiens très sympas, et avons d’ailleurs été logés dans une famille pendant ces 3 nuits. Le goût des habitants (d’ailleurs très sveltes) pour le sport nous a particulièrement marqués, et ce d’autant plus qu’ils le pratiquent beaucoup en plein air. Nous vous en offrons un petit témoignage pris sur le vif : Nous avons également profité de notre passage dans la région pour nous rendre à la baie d’Halong, connue pour ses monts karstiques surprenants. Comme nous pouvions nous y attendre, c’est en compagnie d’un flot de touristes que nous avons effectué cette journée « all inclusive », au milieu de nombreux bateaux faisant le même tour à la journée. Cela n’enlève rien à la singularité des lieux, et nous avons échappé à la...

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Dien Bien Phu, ou l’histoire racontée par les vainqueurs

on 27 Fév, 2015

Après des journées de transports éprouvantes, nous avons rejoint le Vietnam du côté de Dien Bien Phu (vu la durée limitée de notre séjour vietnamien, nous ne ferons pas de nouvelle rubrique spécifique à ce pays). Bien que nous n’ayons véritablement programmé notre passage dans cette ville (c’est plutôt la possibilité de passage de la frontière qui nous a décidé), nous n’avons pas regretté la visite. D’abord parce que cela nous a permis de démarrer tout doucement notre découverte du Vietnam par une ville de taille limitée. Et cela ne nous a pas déçus, puisque nous avons d’emblée eu un très bon accueil de la part des vietnamiens, qui se montrent toujours souriants et prêts à discuter ou à vous aider (même s’ils ne parlent pas anglais!). Après avoir trouvé le Laos très beau et très (parfois presque trop) calme, nous avons retrouvé au Vietnam la vie qui grouille des villes, le bruit des klaxons, des magasins (qui sont quasi absents au Laos, qui reste encore très à l’écart de la société de consommation), et surtout… des karaokés de partout, c’est vraiment une institution ici (ne nous demandez pas si on y a été, on ne parle pas encore le vietnamien donc on est dispensés). Ensuite parce que nous avons pu approfondir notre cours d’histoire datant du collège sur les guerres d’indépendance des colonies françaises. En effet, Dien Bien Phu est un des lieux majeurs de la guerre d’indépendance du Vietnam, puisqu’il s’y est déroulée une des batailles les plus meurtrières entre troupes vietnamiennes et françaises. Nous nous sommes donc rendus au musée de la bataille de Dien Bien Phu, qui nous a beaucoup « amusés » de par sa façon de raconter l’histoire… avec un léger parti pris pour l’armée vietnamienne bien sûr. Nous avons retenu pour vous quelques formulations de traductions françaises de légendes de photographies qui vous permettront d’en juger par vous-mêmes : – « La faible contre-attaque des troupes colonialistes face aux soldats bénévoles vietnamiens » – « Situation malheureuse des soldats français dans les champs de bataille de Dien Bien Phu » – « Devant la force d’attaque des troupes vietnamiennes, les soldats français se fourrent dans la tranchée pour éviter les projectiles » – « Les misérables soldats français désespérés » (on les voit alors avachis à...

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Un 100ème jour de voyage réussi!

on 23 Fév, 2015

En ce centième jour de voyage, nous avons le plaisir de vous annoncer que nous avons passé la frontière avec succès, le Vietnam a bien voulu de nous finalement! Vous vous demandez comment on devient après 100 jours sans manger de pain frais ni de croissant, sans voir sa famille et ses amis, en côtoyant des gens qu’on ne comprend pas toujours, à vivre des choses toujours différentes de ce que l’on connaît chez nous ? En voici une petite illustration : Ludo, devenant nostalgique, se remémore à ses bons souvenirs de jeunesse où il dirigeait sa cité du 6-8, en louant une mob qui fait du bruit et impressionne les filles ; Camille, à la recherche de saveurs oubliées, se met à déguster des fruits toujours plus originaux, tels que le « dragon » laotien. Et il nous reste encore 265...

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Sam Neua et Vieng Xai : retour sur l’histoire

on 23 Fév, 2015

Notre chemin vers la frontière vietnamienne nous a donné l’occasion de passer par la ville de Vieng Xai, petite bourgade très paisible et pourtant chargée d’histoire. Signifiant « ville de la victoire », Vieng Xai témoigne en réalité d’un lourd passé. Nous avons passé une journée à visiter les grottes de cette petite bourgade qui a servi de refuge aux dirigeants du parti communiste laotien, le Pathet Lao, durant la guerre du Vietnam, de 1964 à 1973. Le Laos a été le théâtre d’une terrible « guerre secrète » de la part des Etats-Unis pendant plus de dix ans (secrète car jamais les Etats-Unis n’ont jamais décrété officiellement la guerre à ce petit pays), qui le considéraient alors comme étant « menacé » comme son voisin nord-vietnamien par le communisme, et donc d’attirer les faveurs du bloc soviétique en pleine guerre froide. Alors que la guerre était officiellement déclarée côté vietnamien, le Laos est tristement devenu le pays le plus bombardé de l’histoire, avec deux millions de tonnes d’explosifs déversés, soit plus de 2000 tonnes par km²… Les élites du parti communiste laotien, le Pathet Lao, après plusieurs assassinats dans la capitale, ont alors cherché un lieu « sûr » pour s’abriter au cours de ces sombres années. C’est dans la localité de Vieng Xai que les principaux leader politiques communistes se sont réfugiés, à proximité du nord Vietnam communiste dont ils pouvaient espérer un soutien, mais aussi dans la région la plus touchée par les bombardements. Ce sont donc dans les galeries karstiques que ces politiciens ainsi que leurs 2000 « camarades combattants » ont trouvé refuge, en agrandissant les grottes naturelles nombreuses dans la région. Pendant 9 ans, toute une vie s’est organisée autour de ce réseau de grottes afin de survivre aux bombardements quotidiens, avec des écoles, des hôpitaux, ou même une imprimerie… Aussi incroyable que celui puisse paraître, ce sont près de 20 000 habitants de la région qui se sont servi de ces abris pour réussir à vivre malgré le flot incessant (et inexpliqué pour la plupart des paysans laotiens bien éloignés des préoccupations politiques) de bombes américaines… Le plus incroyable dans cette histoire, est qu’une personne par jour meurt encore au Laos de ces bombes non désamorcées, alors que les Etats-Unis ne participent pas au lourd travail de désamorcement...

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Casse Thêt chinois

on 22 Fév, 2015

Voyager, ce n’est pas seulement passer les frontières au gré de ses envies, et nous apprenons cela à nos dépens ces jours-ci. Le monde n’est plus une vaste sphère où l’on circule librement (du moins lorsque l’on quitte l’Europe), puisque chaque passage de frontière nécessite demande de visa, le document vous autorisant à entrer sur le territoire. Pour le Vietnam, nous avions fait notre demande de visa depuis l’ambassade vietnamienne dans la capitale laotienne, pour la modique somme de 70$ chacun. Pour la Chine, c’est une autre histoire, le visa est particulièrement difficile à obtenir, et nous décidons donc de garder ces démarches pour Hanoï (la capitale du Vietnam), où nous comptons rester quelques jours. Mais tout cela était sans compter sur la fête du Thêt, le nouvel an vietnamien, qui est venu contrarier nos plans. En arrivant à Sam Neua, petite ville à l’extrémité nord ouest du Laos en direction de la frontière vietnamienne, nous avons été « invités » (un peu malgré il faut dire, l’heure tardive et les 8 heures de route sinueuse que nous venions d’effectuer nous ayant quelque peu fatigués) à la soirée du nouvel an vietnamien, que nous découvrions alors. Les alcools et les mets divers coulaient à flot, et nous n’imaginions pas alors que cette fête sympa était en fait le début d’une longue semaine de galères pour tous les voyageurs comme nous souhaitant passer au Vietnam. Car durant une semaine entière, les festivités battent leur plein, et il est impossible de trouver des transports en commun au Vietnam. Même l’ambassade de Chine au Vietnam est fermée jusqu’au 25 février, alors qu’il faut ensuite compter 4 jours de réalisation de son visa, mettant alors tous nos plans à l’eau. Nous avons alors plusieurs options qu’il nous faudra éliminer pour n’en garder qu’une : – revenir à Vientiane, y faire réaliser notre visa chinois, puis prendre un avion pour Hanoï, ce qui nous aurait fait perdre beaucoup de temps (revenir en bus dans la capitale prend plus de 24h en bus), d’argent, et surtout aurait ruiné notre plan de rejoindre Pékin par voie terrestre sans prendre l’avion ; – tenter de passer la frontière vietnamienne malgré toutes les infos que l’on a eues, au risque de rester bloqués à la frontière sans trouver de transport pour rejoindre...

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Muang Ngoi Neua

on 17 Fév, 2015

Arriver dans ce petit village n’est pas une mince affaire. Il faut d’abord réussir à prononcer l’imprononçable afin de pouvoir se diriger dans sa direction. Il faut ensuite être prêt à affronter les bus laotiens (qui nous rappellent étrangement ceux de l’Ouganda, où la surcharge et les pauses impromptues sont la règle), puis le bateau, seul véritable moyen de transport permettant de rejoindre le village. Mais déjà en route, les paysages qui bordent la rivière Nam Ou ne font pas regretter le déplacement. A peine arrivés, c’est le charme encore préservé de ce petit village qui nous a tout de suite plu. Bien que les guides touristiques commencent à mentionner ce petit village pour son cadre et comme point de départ d’excursions, le village garde encore une authenticité que nous n’avions pas encore eu le temps de découvrir au Laos, puisque nous nous étions pour l’instant plus concentrés sur les villes. Muang Ngoi Neua était un centre régional jusqu’à ce que les bombardements durant la guerre du Vietnam en détruisirent la grande partie. Aujourd’hui encore, on trouve encore de nombreux missiles américains (désamorcés !) dans le village, qui servent aussi bien à consolider une marche en terre que comme pot de fleur… On trouve également plusieurs grottes dans le coin qui ont servi de refuge aux habitants durant plusieurs années, lorsque les bombardements faisaient rage dehors. Nous avons profité de ce cadre exceptionnel, entre falaises karstiques, rivière et rizières, pour nous élancer dans 2 jours de trek aux alentours. La première journée a consisté en une ascension pour atteindre un village Kahmu (une des principales ethnies présentes dans le nord du pays), où nous avons passé la nuit. Bien que le village soit désormais relié par une route traversée essentiellement par une compagnie chinoise exploitant un barrage en contrebas, le village semble encore hors du temps. Les quelques 200 kahmus qui y vivent semblent en effet subvenir à leurs besoins en cultivant légumes et rizières à 1 heure du village, en chassant, en cueillant du bambou (qui peut servir autant pour la construction de maisons que comme aliment), ainsi qu’en se servant du bois des forêts alentours, tandis que de nombreux animaux d’élevage cohabitent dans le village. Un mode de...

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