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Impressions argentino-chiliennes

on 13 Nov, 2015

Après un mois et demi passés entre l’Argentine et le Chili, voici un petit retour sur ce qu’on en retient : Ce qu’on a aimé Les argentins et les chiliens évidemment, dont aucun (à une exception près) ne nous aura déçus, chacun dans leur style : argentins un peu plus exubérants, chiliens plus réservés au premier abord, mais tous super gentils La gastronomie argentine : entre dulce de leche (confiture de lait) et alfajores (gateaux à la confiture de lait), viande rouge exquise, Malbec, empanadas (sortes de chaussons fourrés à la viande, au fromage ou aux légumes), pain presque aussi bon qu’à la maison… Les merveilles paysagères de la Patagonie, avec des sites à couper le souffle. Ce qui ne se passe qu’ici Lorsqu’on passe devant un petit autel de prière sur le bord de la route, les argentins qui klaxonnent et/ou font le signe de croix Le maté en argentine, ce thé très amer dont la dégustation est ici érigé en art (dans la préparation comme dans le service) et qui se boit à tout moment de la journée L’art de l’asado (c’est à dire de faire le barbecue), une véritable institution qui est le moment de convivialité par excellence : à chacun sa technique pour cuire sur les braises, mais mieux vaut ne pas avoir trop faim avant l’allumage du feu parce que la préparation peut durer des heures… Les horaires argentines calquées sur celles de Barcelone : on ne déjeune pas avant 14h et on ne dîne pas avant 22 heures. Ce qu’on a moins aimé Les chiens errants dans les rues de chaque ville, qui courent après les voitures, cherchent de l’affection (ou de la nourriture) auprès des touristes de passage et surtout pullulent… Le vent de Patagonie qui ne donne pas envie de sortir le nez dehors La pampa argentine à perte de vue, où la route est droite et qu’on ne traverse aucun village pendant parfois plusieurs centaines de kms Le prix des bus argentins, qui donnent un peu envie de pleurer lorsqu’on a des milliers de kms à traverser… Les abords sales de certaines grandes villes, où l’on trouve quantités de déchets sur le bord de la route alors que le centre ville est...

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Isla Magdalena

on 13 Nov, 2015

Notre dernière journée en Patagonie devait sonner vraie, alors nous avons opté pour une visite à nos amis pingouins sur l’île Magdalena. Une population de pas moins de 69 000 couples de pingouins Magellan viennent ici chaque année pour le cycle reproductif, avant de repartir vers le nord quand le grand froid...

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Torres del Paine

on 11 Nov, 2015

Après les beautés argentines, nous revoilà du côté du Chili pour la fin de notre périple patagon. A peine passée la frontière que nous quittons la pampa à perte de vue pour des paysages plus verts, plus vallonnés et moins hostiles (c’est du moins l’avis de Camille), peuplés essentiellement de moutons et de chevaux. Puerto Natales Nous faisons halte dans la petite ville de Puerto Natales, en pleine expansion en même temps que celle du tourisme qui a fait son apparition depuis une quinzaine d’années. Le lieu n’en a pas encore perdu de son charme et de son allure de bout du monde (d’ailleurs on commence à trouver ici des lieux appelés « route de la fin du monde », pas vraiment rassurant tout ça…), et garde une atmosphère de village où les « natifs » sont encore largement majoritaires. Nous serons accueillis chez une petite dame tenant une auberge non officielle, et ferons de sa maison notre camp de base avant de partir explorer le parc voisin de Torres del Paine. Une chambre et une salle de bain rien que pour nous comme à la maison, et un petit déjeuner concocté avec soin, il n’en faut pas plus pour nous rendre heureux et prendre des forces avant les efforts qui nous attendent! 135 kms à pied, ça use, ça use… mais ça vaut le coup! L’entrée dans le parc de Torres del Paine, le plus grand du Chili et surtout un des plus fréquentés de Patagonie, se fait pourtant de manière bien simple, par une piste en terre qui slalome entre les troupeaux de guanacos, ces animaux sauvages endémiques à cette région australe qui ressemblent à des lamas. Une fois entrés dans le parc, nous devons nous acquitter d’un droit d’entrée pas vraiment donné pour les étrangers, et assistons à un briefing assez lourd sur les règles à respecter dans le parc, le site ayant en effet subi un gros incendie en 2011 causé par un touriste imprudent. Nous nous élançons alors pour le circuit en forme de W, le plus connu et donc le plus fréquenté, qui est recommandé pour 5 journées de marche. Notre première journée ensoleillée nous permet de voir les tours les plus spectaculaires sous un ciel parfaitement dégagé, et l’affluence...

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Le glacier Perito Moreno

on 04 Nov, 2015

Incontournable de la Patagonie argentine, le glacier du Perito Moreno est un des plus accessibles et peut-être des plus spectaculaires glaciers de la région, et pour cause, il est un des rares glaciers à poursuivre son avancée. Le glacier s’enfonce en effet dans le gigantesque lago argentino, et le front du glacier donne lieu à la chute d’énormes blocs de glace visibles depuis des passerelles aménagées au plus près pour les visiteurs. Notre patience nous aura récompensée, puisque nous avons assisté après plus d’une heure d’observation à la chute d’un iceberg d’une cinquantaine de mètres de hauteur que nous avions repéré depuis notre arrivée tant il penchait! C’est vraiment un spectacle à vivre avec l’image et le son! A défaut d’avoir la photo prise sur le vif, voici l’avant-après chute de « la tour de glace » : Et puis comme on est persévérants, ne voulant pas rester sur une mauvaise expérience en stop, nous avons réussi le pari du jour de se rendre jusqu’au glacier en stop, nous permettant au passage d’économiser deux tickets de bus à un prix exorbitant (qui s’explique évidemment par le nombre impressionnant de touristes étrangers s’y rendant!). Et pour la petite histoire, on est toujours surpris en arrivant dans ces « musts do » de rencontrer – surgis de nulle part – des chinois et japonais équipés de la tête aux pieds en vêtements techniques et d’appareils photos aux objectifs d’un mètre de long! On ne rencontre ces gens que sur ces sites, hors pour arriver jusque là, il faut en...

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La capitale de la randonnée…

on 03 Nov, 2015

J’ai nommé El Chalten bien entendu. Créée à partir de rien au milieu de cette steppe australe aussi ventée qu’hostile dans les années 1980 pour renforcer l’influence argentine dans cette région aux frontières floues, la « ville » est aujourd’hui devenu un haut lieu du tourisme sportif. Parce qu’après avoir traversé un désert perturbé par les seuls chevaux sauvages et moutons aux manteaux épais de rigueur, on ne s’attend pas à déboucher sur un spectacle pareil : la chaîne de pics enneigés qui s’étend au-dessus d’El Chalten est tout simplement splendide. Ce terrain de jeu tout tracé pour les simples randonneurs comme pour les alpinistes les plus chevronnés est désormais praticable grâce au travail du parc national des glaciers, qui a su rendre accessible la vue sur les sommets les plus majestueux par de nombreux sentiers. Si le parc a désormais une renommée internationale qui le rend très fréquenté en été, notre passage quelques semaines avant la « haute saison estivale » nous a permis de profiter des lieux sans avoir l’impression d’être à la file indienne sur les sentiers. Nous n’avons pas loupé l’occasion, et avons randonné jusqu’ en avoir mal à tous les muscles des pieds, et repartons en ayant profité à souhait de ces paysages à couper le souffle. Nous avons par la même occasion appris à cohabiter avec le fameux vent patagonien qui a été fidèle à sa réputation, glacial et très fort, tellement qu’il nous fallait parfois nous accrocher pour ne pas tomber en marchant face à certaines...

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Merveilles de la route australe

on 30 Oct, 2015

Beaucoup de belles choses à vous montrer en quelques jours ! D’abord à Coyhaique, cette petite ville entourée de montagnes et de sa réserve où nous avons fait une jolie randonnée. Ensuite parce que nous avons été conviés un peu par hasard au championnat régional de danse folklorique en couple, qui consiste en bref à se faire des courbettes en dansant avec un foulard qui sert d’accessoire. Depuis Coyhaique ensuite, nous avons rejoint la route australe que nous empruntons encore et toujours… en stop – par envie autant que par nécessité, les bus étant quasi inexistants sur ces tronçons très isolés. Nous avons démarré avec Véronique et Maya (un couple de marseillais partis de France depuis un an et demi !) avec qui nous étions depuis notre descente du ferry à Puerto Chacabuco 3 jours plus tôt. Faute d’emplacements idéaux nombreux, nous nous retrouvons à faire du stop presque au même endroit, et nous arrivons à nous faire prendre deux fois dans la même voiture, une fois serrés à 4 à l’arrière d’une camionnette de transport de patates, l’autre fois dans la benne du pick up du fermier du coin! Notre troisième conductrice de la matinée – qui ne nous prendra que tous les deux cette fois – nous apprendra alors que contrairement à ce que l’on nous avait dit, il est possible de faire le trekking que nous souhaitions malgré la saison précoce où la neige est encore présente. Nous changeons alors nos plans, et nous arrêtons au village suivant pour un trekking express autour du Cerro Castillo. A la prochaine les deux français, bonjour l’israélien (arrivant lui du sud de la Patagonie) qui nous accompagne. Une fois arrivés au campement pour la nuit, un couple de suisses allemands nous rejoint aussi. Le lendemain, les matinaux partent à l’assaut de la laguna Castillo, un lac gelé entouré d’un glacier, le tout à peine 1000 mètres d’altitude ! C’est fou ce que les repères changent, entre le nord de la cordillère des Andes où la neige fait son apparition à plus de 5000 mètres, alors qu’ici elle est présente à quelques centaines de mètres d’altitude… On s’entend bien avec les deux suisses, et il se trouve qu’ils font eux aussi route vers le...

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