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Voyager, ce n’est pas seulement passer les frontières au gré de ses envies, et nous apprenons cela à nos dépens ces jours-ci. Le monde n’est plus une vaste sphère où l’on circule librement (du moins lorsque l’on quitte l’Europe), puisque chaque passage de frontière nécessite demande de visa, le document vous autorisant à entrer sur le territoire.

Pour le Vietnam, nous avions fait notre demande de visa depuis l’ambassade vietnamienne dans la capitale laotienne, pour la modique somme de 70$ chacun. Pour la Chine, c’est une autre histoire, le visa est particulièrement difficile à obtenir, et nous décidons donc de garder ces démarches pour Hanoï (la capitale du Vietnam), où nous comptons rester quelques jours.

Mais tout cela était sans compter sur la fête du Thêt, le nouvel an vietnamien, qui est venu contrarier nos plans. En arrivant à Sam Neua, petite ville à l’extrémité nord ouest du Laos en direction de la frontière vietnamienne, nous avons été « invités » (un peu malgré il faut dire, l’heure tardive et les 8 heures de route sinueuse que nous venions d’effectuer nous ayant quelque peu fatigués) à la soirée du nouvel an vietnamien, que nous découvrions alors. Les alcools et les mets divers coulaient à flot, et nous n’imaginions pas alors que cette fête sympa était en fait le début d’une longue semaine de galères pour tous les voyageurs comme nous souhaitant passer au Vietnam. Car durant une semaine entière, les festivités battent leur plein, et il est impossible de trouver des transports en commun au Vietnam. Même l’ambassade de Chine au Vietnam est fermée jusqu’au 25 février, alors qu’il faut ensuite compter 4 jours de réalisation de son visa, mettant alors tous nos plans à l’eau.

Nous avons alors plusieurs options qu’il nous faudra éliminer pour n’en garder qu’une :

– revenir à Vientiane, y faire réaliser notre visa chinois, puis prendre un avion pour Hanoï, ce qui nous aurait fait perdre beaucoup de temps (revenir en bus dans la capitale prend plus de 24h en bus), d’argent, et surtout aurait ruiné notre plan de rejoindre Pékin par voie terrestre sans prendre l’avion ;

– tenter de passer la frontière vietnamienne malgré toutes les infos que l’on a eues, au risque de rester bloqués à la frontière sans trouver de transport pour rejoindre la première ville à près de 100 kms, ou alors de devoir se soumettre à des taxis clandestins proposant des tarifs prohibitifs ;

– combler les quelques jours avant la fin du « black out », prévu le mercredi 25 février, en restant dans les alentours avant de franchir la frontière ;

– la solution la plus « raisonnable » (c’est du moins ce dont on essaie de se persuader puisque c’est celle que nous avons choisi), essayer de rejoindre une autre frontière proche d’une grande ville vietnamienne, nous laissant alors plus d’opportunités pour trouver le moyen de s’y rendre.

Têtes de blasés

Nous avons donc quitté la petite ville de Sam Neua proche de la frontière, pour rejoindre une autre frontière proche de la ville de Dien Bien Phû. Pour cela, nous avons passé une première journée dans le bus, l’une des pires que nous ayons connu, afin d’arriver du point où nous étions partis deux jours plus tôt. Quelques 13 heures de voyage pour effectuer moins de 300 kms, avec pas moins de 17 arrêts au compteur, une belle perf’ quoi. Nous avons ensuite enchaîné sur une journée de bateau, bien moins longue et plus agréable que la première, le long de la Nam Ou que nous connaissions déjà. Demain, nous allons enfin essayer de franchir la frontière, en croisant les doigts pour que l’on puisse poursuivre notre chemin de l’autre côté de la frontière!

    2 Commentaires

  1. Incroyable ce que vous nous racontez ! Si vous n’étiez pas patients, je pense que ce voyage vous aura appris à l’être. Nous sommes à des années lumières de notre monde occidental ! c’est dingue. Mais, dites moi, vous dormez où la plupart du temps ? par exemple en ce moment ? recevez-vous l’hospitalité des habitants

    • Oui, même si c’est moins « fou » que l’Inde qui dépasse toutes les limites de l’entendement pour ce qui est de leur organisation, il faut être effectivement très, très patient quand on voyage comme ça!
      Pour ce qui est de l’hospitalité, en ce moment nous sommes à Hanoi dans la capitale du Vietnam et nous sommes logés dans une famille que nous avons rencontré grâce au site internet « couchsurfing » dont on vous a déjà parlé rapidement sur le blog. Et on compte bien remettre ça le plus souvent possible en Chine, au Japon…

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