Menu de navigation

Après de longues heures de bus, nous atterrissons dans une nouvelle Colombie au petit matin : celle de la côte au climat lourd et humide, des maisons au toit de feuilles de bananiers séchées, à la population noire en majorité, du bord de mer, de l’accent si particulier qui nous donne du fil à retordre (c’est un peu de l’espagnol prononcé comme si l’on avait une patate chaude dans la bouche)…

L’arrivée à la gare routière de Carthagène a été consacrée à une réparation de fortune pour la remorque de Ludo dont l’attache a cassé au départ à Medellin. Un « ami » et une soudure plus tard, nous effectuons à vélo les 10 kms qui nous séparent de la ville… dure acclimatation à la chaleur humide accablante de la région.

Une fois installés à l’hôtel, nous découvrons alors une ville coloniale magnifique au patrimoine parfaitement sauvegardé. Carthagène a en effet tenu un rôle très important dans l’histoire coloniale, puisque sa position stratégique en a fait un axe de passage de l’or et de l’émeraude du pays vers l’Espagne, et aussi dans le commerce triangulaire des esclaves. Pour faire face aux assauts répétés des pirates attirés par cette richesse concentrée, la ville est entourée de remparts qui en font une vraie forteresse.  En résultent de très belles bâtisses coloniales au cachet incontestable. Nous ne sommes cependant pas les seuls à venir admirer la beauté de Carthagène, qui est sans doute le lieu le plus touristique de Colombie, mais cela n’enlève rien au charme de la ville qui nous conquis, à l’exception de sa chaleur étouffante qui nous a limité dans nos déplacements.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *